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Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que Metal Gear Solid : Portable OPS est sorti sur la Playstation Portable, et les ventes se portent très bien. Est-ce juste parce que nombreux sont les fans de la saga “Metal Gear” ? Sommes nous en présence d’un très bon jeu et si oui, se démarque-t-il des autres opus ? Nous avons mené l’enquête pour vous, et si vous hésitez encore à l’acquérir, ce test vous aidera sûrement à prendre une décision.
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PSP allumée, UMD inséré, je me pose tranquillement dans mon fauteuil sans trop savoir encore à quoi m’attendre avec ce titre. Après l’affichage des différents logos des développeurs et éditeurs, je me retrouve sur le menu principal du jeu. On me dit de créer un profil pour pouvoir jouer, et tel une jeune recrue, j’exécute les ordres sans broncher et lance la partie. J’hésite entre les deux modes difficultés qu’on me propose “Facile” ou “Normal” … N’ayant pas fait le service militaire, je me contente d’un timide mode facile … En avant - marche !
“La cinématique nous plonge immédiatement dans le vif du sujet …”
Je m’attends à voir des cinématiques animées, mais je suis surpris de voir que les développeurs ont préféré nous faire vivre l’histoire à travers l’animation d’images dans un style un peu BD, pour accompagner les dialogues entre les personnages. Surprenant au début, cela s’avère très sympathique et le rendu est dynamique.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la cinématique nous plonge immédiatement dans le vif du sujet et l’action commence aussi sec. Après quelques échanges plutôt houleux avec le lieutenant Cunningham, moi, Naked Snake, je commence l’aventure enfermé dans une cellule. Un détenu, m’aide à sortir de cette situation. Une fois dehors, je récupère la dernière tenue des soldats de l’unite FOX HOUND. L’aventure peut alors commencer !
“Graphiquement […] très réussi”
Ce que l’on peut dire c’est que graphiquement, le jeu est très réussi (surtout pour une PSP), bien que level design s’avère parfois un peu trop sobre. Outre quelques problèmes de caméra, la prise en main se fait assez naturellement. On se déplace avec une vue à la troisième personne mais les tirs peuvent s’effectuer à la première personne. Les mouvements de Naked Snake sont multiples : courir, marcher, ramper, s’aggripper, sauter, … La première réflexion que l’on se fait en début de partie c’est que l’on est en présence d’un bon jeu d’infiltration, propre à la saga Metal Gear. Eh bien pas seulement…!
“Ce n’est pas qu’un simple jeu d’infiltration …”
En effet, après avoir rempli quelques objectifs, on vous propose d’agrandir les rangs afin d’être secondé et d’infiltrer aisément les troupes ennemis. Et pour cela, il vous faudra capturer et persuader les soldats soviètes présents sur le terrain. Original et surprenant, ce principe se révèle être un mode de gestion attrayant et complet et les différentes unités ont chacune leurs spécifités. On dénombre pas moins de 19 types de soldats. Les rôles varient entre infirmier, coursier, espion, infiltration, … tout pour se concocter une armée aux petits oignons. Par exemple, il est possible d’assomer un garde ennemi, et de le déposer près de la cachette d’un allié pour qu’il le rappatrie à la camionette. Ca évite les allers et venues et l’on se sent vraiment secondé. Toute cette organisation, qui peut être entièrement orchestrée, apporte un côté stratégique au jeu. Et les possibilités sont nombreuses ! On se rend compte que ce n’est pas qu’un simple jeu d’infiltration et que la gestion des troupes donne plus de profondeur et de technique aux missions.
“Un mode solo que l’on savoure …”
Au niveau scénar’, j’ai cru comprendre qu’on se situait six ans après les évènements de Snake Eater (fin de l’année 1970, pour les fans). Mais n’ayant pas suivi toute l’oeuvre de Kojima, je ne pourrai dire si c’est mieux ou moins bien que les autres opus. Il y a sans doute du pour et du contre. En tous cas, la rencontre des personnages comme Roy Campbell, donne un côté nostalgique à ce retour aux sources. On sent toute la complexité de l’histoire et le dénouement est semblable à un bon film d’action à l’américaine. Bref, on se laisse prendre au jeu, le fil rouge est bien mené et c’est avec plaisir qu’on se plonge dans ce conflit international. Comptez une bonne dizaine d’heures pour finir le jeu (que ce soit en mode facile ou normal - l’IA étant ce qu’elle est …). Un modo solo que l’on savoure et ça, ça fait du bien !
“Une expérience multijoueurs vraiment complète”
Mais là où l’équipe de développement a réussi son pari, c’est d’offrir une expérience multijoueurs vraiment complète. Et j’insiste sur le mot “COMPLETE”, car non seulement il est possible de jouer en local (Adhoc) avec un UMD par console [Versus] ou un UMD pour toutes les consoles [Partage de jeu], mais en plus vous pouvez vous connecter au mode online (Infrastructure) et affronter d’autres joueurs. Que ce soit seul ou en équipe (équipe que vous avez créée en solo), il y a de quoi s’éclater pendant des heures entre les matchs à mort, le mode capture, … Il y a la possibilité également d’échanger des messages en direct lors des parties ou en différé sur votre compte. Bref, rien n’a été oublié et je reste admiratif quand je vois le mode online en action. Au passage, ce dernier vous permettra de recruter des soldats de diverses manières lors de parties ou d’études de terrain. En effet, vous pouvez débaucher de nouvelles recrues soit par scan réseau (testé), soit par scan GPS (non testé), soit par mot de passe. Le module GPS permet de localiser d’éventuels soldats intéressés par rejoindre vos unités. C’est pas indispensable mais c’est une petite touche de plus qui rend ce jeu vraiment original !
En conclusion
Evaluation PEGI
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Développeur: Kojima Productions
Distributeur: Konami
Genre: Stratégie / Infiltration
Joueurs: 1 - 6
Disponible: 26 avril 2007 (France)
Site officielJouabilité - A part quelques caméras agaçantes, le reste est ergonomique et naturel.
Graphismes - Surprenant ! La PSP nous étonne et dans le bon sens.
Sons - Une bande son Metal Gear : c’est beau, c’est profond, et c’est dans l’esprit du jeu. Voix en anglais / Sous titres en français.
Durée de vie - Un mode solo un peu court (10h env.) mais largement comblé par un multi complet.
Multijoueur - La perfection n’existant pas et parce qu’il n’est pas exempt de petits défauts, le mode multi est néanmoins très riche en contenu et en possibilités de connexions.
Scénario - Bon scénario. Un contexte géopolitique compliqué comme on les aime.

Je ne vais pas vous mentir, ce titre m’a vraiment plu. Les développeurs ont su enrichir et relancer l’attrait de ce jeu d’infiltration en y mêlant une touche de stratégie. Mélange réussi qui nous plonge davantage dans l’organisation des missions d’infiltration.
Le mode solo est complet même s’il se montre un peu court. Le tout est ficellé par un bon scénar’ et servi avec une bande son du tonnerre. Quant au multi, c’est un pur bonheur en mode local mais surtout en mode online. Alors oui, je vous conseille vivement de l’essayer !
Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.


































































































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