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Enfin il est là…Ou plutôt, elle est là! Elle, c’est Nariko, l’héroïne du tant attendu Heavenly Sword. Ce jeu avait déclenché de sacrées crises d’attente lors de son annonce et de la publication des premiers screenshots et des vidéos. Mieux, la côte du jeu avait pris encore plus d’importance lorsque le studio Ninja Theory avait annoncé une trilogie pour ce titre! Qu’en est-il vraiment? Lisez la suite! |
Parce que je le vaux bien
Commençons par le commencement. L’histoire relate les aventures de Nariko, une jeune femme aux longs cheveux d’un rouge flamboyant (bien sûr, avec le physique d’une déesse), dont le clan doit protéger la mythique Heavenly Sword. Vous l’avez deviné, c’est une épée divine. Poursuivis par le tyrannique Bohan et son armée, Nariko devra se servir de l’épée pour défendre son clan. Par la même occasion, elle se condamne et change à jamais la destinée du monde. Rien que ça.
L’histoire reprend pour beaucoup l’environnement de God of War (les dieux, une quête initiatique…) et cela n’a rien de surprenant. Kratos, le héros de God of War, reste l’une des meilleures choses qui soit arrivée à Sony et la PS2 et il devrait bientôt revendiquer sur PSP et on l’espère, sur PS3. L’ambition de Sony est de recréer avec Nariko et Heavenly Sword une franchise capable des mêmes prouesses que le mercenaire tatoué de la tête aux pieds. D’ailleurs, que ce soit Nariko ou Kratos, le rouge domine: l’un avec son tatouage, l’autre avec ses cheveux.
Si la mise en route du jeu est relativement classique et l’histoire on ne peut plus caricaturale du monde du jeu vidéo, force est de constater que la réalisation et les capacités de la PS3 font bon ménage: les cinématiques sont fabuleuses et le travail apporté aux expressions faciales en particulier tiennent en respect. Certes, une cinématique ne fait pas le jeu. Pour autant, c’est vraiment impressionnant. D’ailleurs, pour illustrer mes propos, sachez que c’est Andy Serkis, l’homme derrière Golum du Seigneur des Anneaux ou encore King Kong, deux films de Peter Jackson, qui incarne Bohan. Ce n’est pas tous les jours qu’un jeu profite de motion capture pour animer ses personnages…

Au niveau de la partie jouable, Heavenly Sword se rapproche du modèle donc qu’est God of War: ça tape dans tous les sens! Nariko maîtrise et ça se voit. Une fois l’Heavenly Sword adoptée, vous aurez la possibilité entre 3 types d’attaque suivant les boutons que vous utilisez. Avec la gâchette L1, c’est une attaque à distance où les chaînes associées à l’épée sont mises à contributions (à la Kratos…) . La gâchette R1 elle est une attaque forte. Enfin, sans les gâchettes, c’est l’attaque basique. Voilà, c’est simple. Par contre, pas de blocage possible sur Heavenly Sword: en effet, Nariko bloque automatiquement. Autant dire tout de suite qu’elle a des absences par moment. Ninja Theory a plutôt misé sur une utilisation intelligente de la part du joueur (c’est gentil pour lui). Ainsi, les attaques se font à travers les boutons carré et triangle. Et ce dernier a la particularité d’enclencher une contre-attaque lorsqu’il est actionné au bon moment. C’est un peu bancal du coup puisque les deux boutons sont mis à contribution pour les combos par exemple. Dès lors, le joueur va instinctivement utiliser plutôt le bouton triangle qui pourra déclencher une contre-attaque (souvent signalée par une cinématique sympathique) que le bouton carré qui va plus souvent signifier que Nariko va se prendre une baffe.
Heavenly Sword, c’est aussi un peu Matrix. Lors de certains passages, vous aurez à manier un canon avec Nariko ou encore Kai, jeune acolyte de Nariko un peu étrange, armée d’une arbalète à répétition. Ainsi, lorsqu’une flèche ou un boulet est tiré, vous pourrez maintenir le bouton de tir pour actionner le mode “aftershock” et diriger avec la SixAxis la direction de l’objet. Assez déroutant lors des premiers essais, on s’y fait petit à petit. Il eut été dommage pour un jeu qui se veut représentatif de la PS3 de ne pas bénéficier de la technologie…D’ailleurs, les attaques aériennes passent aussi par la case SixAxis et vous devrez remuer la manette pour pouvoir terminer vos mouvements. Bon…
Chaque technique de combat de Nariko doit être adaptée aux ennemis présents autour d’elle. Le tout est d’ailleurs représenté graphiquement lors de l’attaque de vos ennemis par des trainées bleue, orange ou rouge. Attention, les attaques signalées en rouge ne peuvent pas être parées. Nouvel écueil, les ennemis ne sont pas vraiment variés et on se surprendra à souvent enchaîner les mêmes combos pour mettre à terre ses opposants. Tout cela ne se fait pas pour rien et vous pourrez faire augmenter votre jauge de combat pour activer ou non via le bouton rond un coup spécial. Ce coup est bien travaillé et aura pour mission de surtout vous en mettre plein la vue. Et comme pour le reste du jeu, visuellement, ça marche.

Le jeu suit le scénario classique du père/chef de clan enlevé que vous devrez sauver. Mais vous allez être capturé à votre tour. Et votre fidèle compagnon va venir vous libérer des griffes de l’affreux abominable. Etc On a tous vu le film. Et hélas, Heavenly Sword aussi tombe dans le panneau. Si le scénario et l’enrobage sont intéressants à suivre, surtout grâce aux animations mentionnées plus haut, les combats entre les deux ont la fâcheuse tendance à se répéter encore et encore. Qui plus est, votre environnement est toujours limité et se révèle être une arène, surtout quand ce n’est pas le cas. Alors il faut vaincre les ennemis afin de libérer le passage ou de passer à la scène suivante. C’est lassant et même frustrant quand on voit les paysages sublimes nous entourant, on rêve de pouvoir aller mettre des baffes à sa guise.
Les passages de tir vont eux-aussi se répéter et pire, traîner. Dans une des scènes, vous devrez protéger Shen des attaques isolées de combattants ennemis. Dirigeant Kai, vous devrez alors user et abuser du bullet time pour dégommer un à un les ennemis. Une petite dizaine aurait été un bon chiffre, vous permettant de vous marrer à vous prendre pour une flèche. Et bien non, ça dure 10 bonnes minutes et vous serez certainement amené à recommencer le passage, plusieurs fois, la faute à un maniement un peu gauche. C’est vraiment sensible et/ou imprécis! C’est bien pensé, certes, mais trop long et trop souvent! A noter que certains passages vous demanderont d’utiliser ce système de guidage lorsqu’il vous sera obligé d’envoyer un chapeau rebondir sur un gong situé de l’autre côté de la vallée. C’est très poétique mais un tout petit inutile…
Lorsque vous atteindrez ce qui s’apparente à la fin d’une section, un boss vous bloquera le passage. Bien souvent, un mini-jeu emprunté à God of War conclura votre combat: suite de carré, rond et stick en haut à droite et re-carré au bon moment pour infliger une mort douloureuse à votre adversaire, qui n’a bien sûr que peu de chance d’en ressortir vivant. Bon, ce principe est repris ici et là et a fait ses preuves, on va rien dire.
Avec les points acquis lors de beaux enchaînements, vous allez aussi débloquer de nouveaux combos et aussi des goodies accessibles via le menu du jeu: des vidéos, des artworks. Chacune des sections sera aussi notée sur trois, vous permettant là aussi de débloquer certaines choses. Là où on arrête de comprendre, c’est que ces mêmes goodies à débloquer sont accessibles gratuitement sur le PlayStation Store. Alors lorsque le jeu vous propose de refaire un passage pour obtenir la meilleure note, on ne va pas trop se prendre la tête (surtout les passages avec Kai) et plutôt se dire qu’on téléchargera le tout via le PlayStation Store.

En conclusion
Evaluation PEGI
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Développeur: Ninja Theory
Distributeur: Sony
Genre: Action
Joueurs: Uniquement solo
Disponible: 19 septembre 2007 (France)
Site officiel
Points positifs:
- Travail graphique
- Gestuelle de Nariko
- Les cinématiques
Points négatifs:
- Court et pas de multijoueur pour rattraper le coup
- Répétitif
- Utilisation pénible de la SixAxis
- Ennemis pas assez variés
Presque. Ninja Theory a presque réussi son coup de proposer une nouvelle franchise qui aura tout cartonné dès le départ. Mais n’est pas God of War qui veut et Heavenly Sword, à défaut de proposer un emballage alléchant se révèle creux au final. Si tant est que la franchise soit effectivement une trilogie, alors on peut espérer que les développeurs améliorent les prochains titres pour proposer quelque chose qui méritera véritablement toute cette médiatisation. Certains aspects d’Heavenly Sword sont vraiment intéressants mais les petites imperfections rendent le titre un peu pompeux. Peut mieux faire!
L’avis de HaKu: Je dirai que techniquement, on est en présence d’un jeu ambitieux, qui met en avant les capacités de la PS3, bien que cette dernière ne soit pas encore exploitée à 100 %. Les décors sont tout bonnement sublimes et attirants. La profondeur et les détails du décor sont un réel plaisir à l’oeil. Quant aux cinématiques, le motion capture rend les personnages vivants et réalistes. Les émotions transparaissent et nous font vibrer tout au long du jeu. La bande son française est très bien jouée.Au niveau du scénario, la trame est intéressante, prenante, et donne envie de poursuivre l’aventure. Les niveaux s’enchaînent de manière logique et sont variés ce qui évitent de nous lasser. L’intelligence artificielle est on-ne-peut-plus correcte. Les combos de la belle s’enchaînent de manière fluide et efficace. On prend plaisir à bastonner l’ennemi en nombre !
Le seul reproche qu’on pourrait lui faire, ce serait sa trop courte durée de vie car après nous avoir mis l’eau à la bouche, on en redemander encore. Les niveaux étant orientés, on regrette le manque de liberté … bien que cela ne vient pas entâcher l’expérience du jeu. Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est la diversité des niveaux, des actions à réaliser, la fluidité des mouvements, les décors, …
Enfin, je pense que ceux s’adressent plus aux joueurs occasionnels qu’aux hard-core gamers, fans de beatem’all … qui malheureusement considèreront Heavenly Sword comme une pâle copie (beaucoup trop courte) de God of War.
Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.



































































































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