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Écrit par
Antoine

[Test PS3] Assassin’s Creed

Samedi 15 décembre 2007 à 18:13 | Dans la catégorie Action, Sony PS3
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Finalement, il est là. Après avoir fait couler beaucoup d’encre sur le ouaib, le fameux nouveau bébé d’Ubisoft, j’ai nommé, Assassin’s Creed, se faufile à la rédaction pour un test sans fioriture ni langue de bois. On y va? Ah oui, si vous lisez ce test, c’est que vous le voulez. Ne venez pas vous plaindre que vous apprenez des choses sur le jeu alors que vous ne le vouliez pas…

 

 

 


Est-ce un oiseau? un avion? Non, c’est Altaïr!

Bien, Assassin’s Creed, pour beaucoup, c’est Jade Raymond. La charmante productrice du jeu a porté sur ses épaules un titre qui a suscité dès le départ beaucoup d’interrogations et aussi beaucoup d’attente au fur et à mesure des vidéos et des détails de jeu distillés sur le ouaib. Et c’est peut-être cet aspect qui aura fait du tort au titre. Avec un potentiel tel qu’AC laissait suggérer, il aurait très bien pu être LE jeu de l’année, toutes consoles confondues, au lieu de quoi, il reste un jeu pas forcément comme les autres mais avec un résultat mitigé tout de même.

 

Assassin’s Creed nous emmène dans un futur pas si éloigné pour nous ramener en fait dans le passé. Incarnant Altaïr, vous êtes membres d’une mouvance sectaire appelée Hashshashin, ayant véritablement existé et dont le nom est à l’origine du mot assassin. Cette secte est à l’origine de meurtres politiques entre le 11 et le 13ème siècle perpétrés au Moyen-Orient. Votre personnage va perdre la face et sera destitué par le chef de la secte. Vous devrez donc (re)prouver ce que vous valez et récupérer petit à petit vos facultés de tueur à travers le jeu. Ca tombe bien quand même…

 

Et c’est clairement un pari qu’a pris Ubisoft que de révéler dès le départ le mystère entourant le jeu. Honnêtement, j’ai été surpris en me lançant dans l’aventure lorsque les premières images ne sont pas celles de Jérusalem il y a quelques centaines d’années mais celles d’un laboratoire tout à fait aseptisé et bien contemporain. Pourquoi pas après tout, les gens d’Ubisoft ont du peser le pour et le contre de cette orientation.

 



 

Afin de regagner son statut de maître assassin, Altaïr devra tuer 9 personnes. Pour cela, votre quête vous amènera à travers trois villes majeurs: Acre, Damas et Jérusalem. Le travail fourni par Ubisoft quant à la modélisation des villes a été visiblement gigantesque lorsqu’on s’aperçoit de l’immensité des villes. Moins fouillées forcément que dans un GTA, les villes regorgent néanmoins de vie, de passants, de détails ici et là. Ce constat est d’autant plus appréciable lorsqu’on se rend compte que les temps de chargement sont minimes par rapport aux possibilités: vous pourrez aller d’un point à l’autre de Jérusalem sans jamais à avoir à souffrir d’une pause inopinée de la machine pour rechercher telle ou telle partie de la ville.

 

Et si la modélisation des villes est exemplaire, celle de votre personnage est impressionnante. Altaïr se déplace sans problème, ses mouvements apparaîssent naturels et la modélisation des ses actions est irréprochable. Ainsi, courir sur les murs, grimper en haut d’une tour ou évoluer parmi la foule vous semblera être une retranscription fidèle de la réalité. Tout cela est fluide et lorsqu’on sait qu’une partie de l’équipe de développement a travaillée sur la série des Prince of Persia, on comprend tout de suite un peu mieux et on ne peut que saluer le travail accompli depuis. Passer du mode passif (normal) au mode actif se fait facilement, en pressant une gachette et hop, à vous la liberté de sauter partout, tout le temps, de monter sur les toits des maisons…

 

Et cette abilité quasi surnaturelle de votre héros, elle vous sera bien utile. En effet, plus d’une fois, vous devrez échapper à des poursuivants et pouvoir vous accrocher à pratiquement tout ce qui dépasse d’un mur sera un passage vers la tranquillité. Pour expliquer un peu pourquoi vous serez poursuivi, sachez que vos missions se résumeront bien souvent à 3 actions: écouter, extorquer des informations et tuer. Vous devrez à chaque fois atteindre le point où se trouve votre cible, évaluer les environs et enclencher la mission à proprement parler pour réaliser les actions demandées. Et comme vous n’êtes pas seul dans le jeu, comprenez que des gardes sur le qui-vive sont présents tous les 10 mètres et qui réagissent mal à la vue d’une lame, vous aurez fort à faire pour leur échapper. Donc voilà, vous savez pourquoi vous êtes si forts à grimper aux murs.

 



 

Vous avez dit “répétitif”?

Dit comme ça, le jeu a l’air formidable. Et encore, je n’ai pas parlé de la profondeur de jeu assez impressionnante lorsqu’on grimpe en haut des tours, afin d’avoir une vision d’ensemble d’une ville et d’en récupérer les informations clé. C’est vraiment joli tout plein et en plus, ça a de la classe. Mais voilà, très vite, vous remarquerez qu’une fois en haut, Altaïr a progressé de la même manière que pour la tour précédente et vous pouvez parier que grimper la prochaine tour sera identique. Une fois en haut et le checkpoint accepté par le jeu, vous ferez ce saut de l’ange dans la carriole de foin qui traîne miraculeusement en bas de chaque point haut.

 

Et les missions? et bien ce sera pareil mon ptit monsieur! Votre approche sur votre cible se fera de la même façon, écouter les gens aussi et tuer les 9 personnages laissera peu de place à l’imprévu. C’est tout pareil. Et c’est dommage.

 

Bien entendu, la progression dans le jeu va corser un peu les choses et si dans un premier temps, il vous suffira de courir d’un point à un autre pour trouver la personne à assassiner, vous devrez par la suite infiltrer une garnison de gardes afin de précéder à votre assassinat. Mais globalement, c’est identique. Et lorsque vous tuerez les personnes clé du jeu, vous aurez droit à un joli dialogue tournant autour du même message. Répétitif je disais. Généralement, vous devrez alors vous échapper et vous vous rendre compte que tourner les gardes en ridicule est une chose aisée. Je le mentionnais plus haut, ils sont nombreux ces gardes. Mais pas vraiment super malins: aucune fouille sur les toits alors qu’il n’y a qu’un seul endroit pour se cacher. Et si certains vous barrent le chemin lors de votre progression, alors que toute la ville est à vos trousses, il vous suffira de les occire rapidement et continuer.

 

Et si on vous attrape au détour d’un passage et bien vous aurez la possibilité de vous défendre et de combattre. Les scènes sont assez basiques mais vous aurez droit à de jolis combos si vous arrivez à trouver le bon rythme entre attaque et défense. Si cela arrivera peu dans les premières missions, Assassin’s Creed deviendra de moins en moins furtif à mesure que vous progressez dans le jeu. Les dernières missions du jeu sont clairement des enchaînements de combats sans véritable préparation. Certains auront peut-être arrêter le jeu du fait de sa répétitivité…

 



 

Le jeu sera de nombreuses fois stoppé par les interruptions du futur. J’imagine que cela doit aider à comprendre le scénario du jeu mais à vrai dire, je les ai plus ressenties comme des freins qu’autre chose. Au niveau des choses qui fâchent, on peut aussi regretter que si le monde dans lequel évolue Altïr est immense, le traverser à cheval prend du temps et n’apporte strictement rien à l’histoire ou au jeu. On aurait pu espérer quelques quêtes annexes, des capacités secondaires à acquérir mais en fait, non, rien, nada. D’autres font du bateau, Altaïr fait du cheval, chacun son truc.

 

Si les animations des personnages sont irréprochables, on pourra aussi faire la moue sur certaines textures pas forcément “joli-joli”. Oui, je sais, c’est manier Altaïr qui doit l’emporter et c’est le cas mais si on veut un jeu parfait, il faut mettre le paquet. Et c’est pourquoi la fin du jeu (qui n’en est pas une, soit dit en passant) nous laisse entrevoir une trilogie. Auquel cas Ubisoft a d’ores et déjà entre les mains un moteur et une réalisation solides, qui seront la base d’une suite qui sera certainement à la hauteur des espérances des joueurs cette fois.

 

En conclusion

Evaluation PEGI Développeur:Ubisoft Canada
Distributeur:Ubisoft
Genre: Action
Joueurs: 1
Disponible: 15 novembre 2007
Site officiel

Points positifs:

  • Modélisations impeccables
  • Gameplay fluide et naturel
  • Univers gigantesque
  • Liberté de mouvements

Points négatifs:

  • Ré-pé-ti-tif!
  • Missions secondaires faiblardes
  • IA des gardes limitée
  • Court en fin de compte

Assassin’s Creed est plus un beau jeu qu’il n’est un bon jeu. Certains apprécieront énormément la fluidité naturelle du personnage et aimeront évoluer librement dans le monde d’Altaïr. D’autres en auront marre après la troisième tour d’observation et du caractère répétitif du titre. Le jeu bénéficie d’une réalisation solide et met en place un univers qu’il sera difficile d’éviter avec des suites inévitables. Si Ubisoft retient la leçon, les prochaines aventures d’Altaïr devraient donner quelque chose qui placera la série sur un piédestal. En attendant, Assassin’s Creed reste un bon jeu. Mais il ne met pas la claque attendue par certains…

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.

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