[Test PS3] Metal Gear Solid 4 : Guns Of The Patriots

Metal Gear Solid … Voici 3 mots qui forment l’histoire de 3 générations de consoles de salon PlayStation. Après une entrée fracassante sur PlayStation, deux épisodes à couper le souffle sur PlayStation 2, le bébé d’Hideo Kojima marque la fin de la série Solid (quid de Metal Gear) avec ce 4ème opus Metal Gear Solid 4 : Guns Of The Patriots. Le travail à effectuer après MGS 3 était immense pour ne pas décevoir les fans, réaliser le test du dernier (?) épisode de cette série tout simplement grandiose n’est pas une chose aisée. C’est parti pour le test de jeuxvideo.org qui ne fera pas de chichi envers les qualités et défauts du titre. On repense une dernière fois au « tactical espionage action » et c’est parti.

 

Jouer à Metal Gear Solid 4 : Guns of the patriots prend tout son sens lorsque l’on connaît bien la série. Oui cet épisode ne surfe pas du tout sur la mode FPS actuelle, au contraire il garde des bases que l’on connaît depuis le tout premier épisode. Attardons-nous tout d’abord sur les nouveautés qui apparaissent au premier moment du jeu: on remarque que les leçons de MGS 3 Subsistence ont été retenues. On retrouve donc une caméra de dos qui permet de ne plus avoir aucun problème avec la caméra. Cela corrige donc un des gros défauts du tout premier épisode, même si on peut être en droit d’être un peu déçus car une partie du charme est perdue. Mais peu importe, le plaisir est présent et il est immédiat. On retrouve bien entendu d’autres nouveautés sur le plan du gameplay: il est possible de se retourner une fois qu’on est allongé et de lancer des grenades ou de faire feu. Ce n’est pas révolutionnaire, mais cela ajoute un peu de piquant. Puis en mode online c’est bien pratique. Il est aussi maintenant possible de ramper sur le sol comme un serpent, ce qui vous rend encore plus discret face aux ennemis.

 

Parlons maintenant des nouveautés qui sont plus d’ordre technique pour Snake lui-même. Deux nouveautés majeures ont lieu, l’apparition du petit robot MK II que vous pouvez guider à travers les niveaux. Cependant celui-ci dispose d’une autonomie limitée et d’un rayon de contrôle restreint, comme tout élément radiotéléguidé en somme. Vous pouvez électrocuter des ennemis facilement, ce qui est pratique par moment. L’utilisation du MK II sera pourtant rapidement remplacée par l’utilisation de l’Octo-Camo. Une fois immobile la combinaison prend la couleur du contour et on ne peut quasiment plus vous voir. Une technologie qui se renforcera avec l’utilisation d’un élément décroché avec un boss, mais surprise surprise.

Autre nouveauté, mais qui est plus une évolution qu’une révolution, c’est la création du Solid-Eye qui avait fait grand bruit lors des vidéos présentant MGS 4. Celui-ci offre le regroupement des fonctions de jumelles, vision infrarouge etc … Enfin la gestion de l’armement subit une évolution par rapport aux précédents épisodes, ainsi ramasser des armes ne vous permettra pas toujours de les utiliser car la plupart sont verrouillées par des puces électroniques. Vous devrez donc passer par l’intermédiaire de Drebin que l’on rencontre au début du jeu. Vous pourrez acheter des armes et munitions en cours d’assaut, un élément irréaliste mais pratique en pleine partie.

 

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On a donc pus le voir précédemment, il y a certaines nouveautés qui permettent de donner un vent de fraicheur à la saga. Cependant sur le plan du gameplay pur on note un ensemble de références qui ressemble au premier épisode, tout d’abord le déplacement de Snake qui est toujours très rigide et un système de visée qui n’est pas parfaitement au point. Pour les débutants je conseille d’activer la visée automatique. On pestera aussi contre des défauts qui sont récurrents, l’IA des adversaires est toujours aussi variable. Il est un peu regrettable de voir que celle-ci n’a pas progressé de manière significative depuis le dernier épisode.

On note tout de même une évolution positive qu’il est important, je pense, de souligner. Niveau difficulté, le mode facile est à oublier pour privilégier immédiatement le mode normal voire difficile. Dernière bonne idée avant d’aborder la réalisation de l’opus, l’installation sur le disque dur de la console. Comme tout à chacun le savait (ou le sait maintenant) le jeu prend 4.6Go sur le disque dur de la PS3, mais contrairement à d’autres jeux tout ne s’installe pas au début. La première installation prend 8 minutes, et les autres sont réparties au cours du jeu parfois durant des phases de conversation. La première installation vous offre des messages sur le nombre de pauses à prendre lorsque l’on joue etc … une idée sympathique.

 

Comme tout bon Metal Gear Solid qui se respecte, la réalisation représente une part très importante du jeu. Que cela soit sur le point graphique ou musical. Le dernier épisode avait mis à rude épreuve les capacités techniques de la PS 2. Le 4ème opus ne représentera pas une claque aussi imposante. Bien entendu la réalisation graphique est superbe mais on note ici et là des faiblesses qui ne font pas toujours honneur à la puissance de la PlayStation 3. Sur le plan des cinématiques il est vrai que cet opus fait part à des cinématiques longues qui le rapprochent presque d’un jeu/film, mais cela était nécessaire pour pouvoir mettre un terme honorable à l’histoire intense de la série. Certains n’apprécieront pas forcément, mais les fans de la première heure tomberont sous le charme.

Comme toujours, Kojima nous fait frissonner par la mise en scène, le travail est très proche d’une réalisation cinématographique. De plus la formation militaire d’une semaine à laquelle a participé Hideo Kojima se ressent dans le déplacement très réaliste de vos adversaires. On est dans une imitation parfaite du déplacement des militaires, il y a tous les éléments pour que l’on rentre dans l’histoire. Je crois que sur les 10 dernières années la série Metal Gear Solid offre le scénario le plus développé et le plus passionnant du monde vidéoludique, rien que ça.

Du côté musical les fans devront faire face à l’abandon du thème original de la série, mais dans son ensemble la musique et les bruitages sont toujours aussi soignés, un travail d’orfèvre de la part de Harry Gregson-Williams qui permet de rendre hommage à la réalisation des cinématiques du jeu. Il est d’ailleurs durant le jeu possible d’utiliser avec Snake un Ipod (oui c’est bien le nom utilisé) pour écouter les différentes musiques du jeu. Une idée qui s’inspire d’une certaine manière des radios de GTA.

 

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Il est difficile d’aborder le jeu sans parler de l’histoire. Je vais bien sur faire attention à ne pas dévoiler le jeu, histoire de ne pas vous gâcher le plaisir. En tout cas une chose est sûre, sur le plan scénaristique et même si cela semble difficile, c’est bien l’épisode le plus riche de toute la série: un joueur qui débute risque d’être vraiment rebuté par l’information massive qui est présente et qui fait référence à des éléments du passé. Un petit changement d’habitude est opéré aussi dans l’épisode; en effet, contrairement aux anciens titres de la série, vous ne serez pas parqué dans une zone régionale fixe. A la manière de Lara Croft vous allez traverser le monde: Moyen-Orient, Europe, Amérique du sud etc … font partie du voyage. Cela va vous dépayser un peu et ce n’est pas un mal.

En tout cas l’épisode semble un peu plus dur sur le plan “affectif”, voir Snake vieux et souffrant c’est toujours un choc quand on a été habitué à le voir jeune et vigoureux. Cet opus va aussi vous offrir la possibilité de baver devant les Beauty And The Beast mais je n’en dis pas plus même si cela mérite qu’on s’y attarde franchement. Voilà l’occasion de revenir dessus plus tard sur le blog!

 

On finira rapidement par évoquer le mode online, jouable jusqu’à 16 joueurs. Celui-ci est certes très loin d’être parfait, du fait que la série ne se transpose en définitive pas parfaitement aux affrontements en ligne. Cependant avec plus de 60h de jeu sur la Beta online, je peux vous assurer qu’une fois qu’on a pris l’habitude de ne pas foncer idiotement dans le tas, on y trouve du plaisir, en particulier durant les phases de snipe. Dans le mode online (qui semble n’être qu’un avant-goût) on retrouve des éléments classiques comme le Match à mort, Match à mort par équipe, Mission de capture qui vous demande de capturer une cible et de s’assurer de sa protection durant un laps de temps etc … L’achat du jeu ne se fera pas, c’est évident, uniquement sur la présence du mode online, mais surtout par la richesse du scénario et de l’aventure en solo.

 

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CONCLUSION

La note maximale est bien évidemment la seule note possible lorsque l’on suit la série depuis le début. Du point de vue du gameplay, le jeu ne répond pas aux standards modernes du “je fonce dans le tas et je tire”. Ici on a vraiment à faire à de l’infiltration pure, avec comme objectif permanent de ne jamais se faire remarquer par les ennemis. Tout n’est pas excellent c’est vrai, il y a l’intelligence artificielle qui fait la difficile, les graphismes beaux mais pas toujours parfaits. Oui mais même, peu importe Metal Gear Solid 4 : Guns of the patriots c’est la conclusion d’une des meilleures séries depuis son lancement en 1998. Ce qui fait défaut fait aussi partie du charme pur de MGS. Avec un tel scénario et une telle réalisation, une note inférieure aurait presque été un crime.



Points positifs:

  • L’histoire
  • La réalisation solide
  • La musique sublime
  • Metal Gear Solid tout simplement

Points négatifs:

  • L’IA imparfaite
  • Installations sur le disque dur

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Développeur : Kojima productions
Éditeur : Konami
Genre : Infiltration/action
Joueurs : 1-16
Jeu en ligne : Oui
Sortie prévue : 12 juin 2006
Également disponible sur : Exclu PS3



Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.
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