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Écrit par
Guillaume

[Test PS3] Dead Space

Dimanche 26 octobre 2008 à 12:50 | Dans la catégorie Action, Sony PS3
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Il y a bien longtemps que l’on n’a pas vu Electronic Arts tenter d’imposer dans le paysage vidéoludique une toute nouvelle licence, l’éditeur préférant jusque-là rentabiliser à fond ses titres phares avec d’innombrables suites à ne plus savoir qu’en faire, au lieu de prendre un peu de risque en sortant des sentiers battus. Avec Dead Space, EA fait coup double, avec un jeu totalement nouveau, mais également avec un genre inédit pour l’éditeur puisqu’il s’agit d’un survival horror, un genre très apprécié des amateurs de Resident Evil ou de Silent Hill…
Electronic Arts a t’il eu raison de changer de stratégie en proposant aux joueurs du sang neuf ? Pour le savoir, embarquez à bord de notre labo des tests, attachez-vous à votre siège et laissez-vous guider à travers notre test… si vous en avez le courage…


Issac, Le huitième passager ?

L’USG Ishimura, un vaisseau spatial perdu dans le flot de l’immensité de l’espace, a cessé d’émettre tout signe de vie suite à la découverte d’un mystérieux vestige appelé le monolithe. Vous êtes Isaac Clarke, un brave type envoyé avec une poignée de coéquipier sur le vaisseau afin de réparer les liaisons de télécommunications qui semblent défectueuses, bien entendu ce qui les attend est bien plus qu’un problème technique.
Si le scénario vous dit quelque chose c’est tout à fait normal, puisque Dead Space emprunte une multitude de codes qui sont issus de différents classiques du cinéma de science-fiction comme Alien, 2001 l’Odysée de l’espace, The thing et bien d’autres.
Dead Space emprunte au cinéma certains éléments scénaristiques, mais n’oublie pas pour autant qu’il n’est qu’un jeu vidéo, ici pas de syndrome Metal Gear Solid avec des cinématiques à s’en exploser la panse, le titre d’Electronic Arts ne se dévoile que très subtilement au cours de votre périple avec des vidéos, des enregistrements audio ou des rapports disséminés qui révéleront les sombres secrets que recèlent l’USG Ishimura.
Il faut également signaler que le titre a eu droit à un travail remarquable en ce qui concerne son background, l’univers de Dead Space se décline en trois œuvres, une bande dessinée, un film d’animation qui sera disponible le 5 novembre prochain et pour finir le jeu vidéo. Pour avoir vu le film d’animation en exclusivité, celui-ci apporte un petit plus à l’ambiance générale du jeu, mais peut également nuire à l’effet de surprise lors d’une première partie, mais rien de bien méchant je vous rassure. Il est au contraire sympathique de revoir certaines scènes du film sous un autre angle grâce aux enregistrements des caméras de surveillances ou des rapports des officiers présents lors d’un événement. Un film à voir si l’univers vous tient à cœur.

 

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Chérie, ça va couper !

Il ne faudra pas longtemps à Issac pour tomber nez à nez avec un Necromorph (c’est le nom des sales bestioles qui trainent dans le coin), en plus d’être assez sournois, ces monstres ne veulent pas mourir et essayeront jusqu’à leurs derniers souffles de vous embrocher ou de vous arracher la tête (au passage les morts d’Issac sont assez nombreuses). Seul moyen de les stopper définitivement : les démembrer !
Il est quasiment impossible de se la jouer mode bourrin dans Dead Space, les munitions étant assez limitées et les créatures de plus en plus coriaces, il faudra se la jouer un peu plus tactique que ça. S’inspirant du gameplay de Resident Evil 4, avec la caméra à l’épaule, la maniabilité de Dead Space se fait immédiatement, ce qui est plutôt pratique pour arracher à coup de cutter laser les membres de ses sales bestioles dans une effusion de sang assez jouissive. Il est également sage de prendre en compte la morphologie du monstre, si celui-ci fonce sur vous ; coupez-lui les jambes ! Lorsque le fait de couper un bras ou une jambe devient de plus en plus difficile, alors il faut songer à acheter de nouvelles armes via le stock (sorte de coffre fort et d’armurerie dans l’USG Ishimura) ou à l’upgrader via un établi en lui soudant des points de force pour augmenter sa puissance, sa cadence, sa contenance ou son temps de rechargement.
Notre héros à d’autres tours dans sa combinaison, ainsi comme dans Resident Evil 4, si un ennemi approche de trop près, une action contextuelle s’affiche pour pouvoir se dégager le plus rapidement possible et ensuite lui donner un coup de pied bien placé.
Pour faire face à une invasion soudaine de necromorph, Issac possède la Stase, une capacité qui lui permet de ralentir une zone ou une cible (ce qui permet de résoudre des énigmes et de se sortir des situations les plus critiques), mais également de la télékinésie pour déplacer les objets. Deux compétences fortes utiles, mais qui demanderont une parfaite maitrise pour sortir victorieux d’un combat contre un boss.
La dernière compétence d’Issac est celle de pouvoir se projeter d’un bout à l’autre d’une pièce lorsque celle-ci est en mode gravité zéro.

 

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En rouge et noir

Avec la caméra à l’épaule, vous allez pouvoir suivre Issac à travers les longs couloirs que regorge le vaisseau, des couloirs étroits, possédant un éclairage capricieux, avec une fâcheuse tendance de posséder des conduits d’aération dans tous les coins et d’être repeint avec des litres et des litres de sang.
Dead Space fait dans le gore bien trash, on est très loin des environnements aseptisés, ici tout est crade, ça pue la mort à chaque recoin, faisant augmenter de plus en plus la pression à chaque petit bruit suspect comme lorsqu’un type s’éclate le crâne contre le mur ou à chaque ombre qui bouge qui pourrait dévoiler la présence d’un Necromorph. Un véritable malaise s’installe chez le joueur en face d’un tel carnage permanent. Il ne faut pas croire que Dead Space ne renouvelle pas son environnement, les développeurs ont réussi à diversifier un maximum les entrailles du vaisseau pour que l’on ne tombe pas dans une profonde monotonie, chaque partie du vaisseau à son chara design qui lui est propre.
Dans le jeu il n’y a pas que des longs couloirs ou des grandes salles inquiétantes il y a aussi… les balades dans l’espace ! Il ne sera pas rare que votre personnage doive s’aventurer à l’extérieur pour rejoindre une autre entrée, il faudra prendre en compte votre réserve d’oxygène et faire attention à d’éventuelle chute de débris de météorites qui vous feront exploser sans ménagement.
Alors qu’au niveau du gameplay de Dead Space on retrouve une certaine similitude avec RE 4, en ce qui concerne les menus on sent une légère inspiration dans la saga Metroid. En parlant des menus, les développeurs les ont parfaitement intégrés au jeu, puisqu’ils sont projetés directement par la combinaison d’Issac comme pour la barre de vie et la barre de Stase qui sont présentent via un indicateur lumineux dans la colonne vertébrale, des indications discrètes et bien agencées que demander de plus.
Ajouter à cela une bande-son magistrale, de bruitages sans reproches (ah le doux bruit d’un bras qui s’arrache du corps ou le silence du vide spatial) ainsi que, chose assez rare, d’une version française intégrale excellente qui ne caricature pas les personnages et leurs donnent au contraire une dimension bien plus crédible et qui intensifie le processus d’immersion à l’aventure qui vous prendra une quinzaine d’heures (1 heure environ pour boucler chacun des douze chapitres)

 

 

CONCLUSION

 

L’année dernière le jeu vidéo avait reçu une véritable baffe avec Bioshock, cette année c’est Dead Space qui va en secouer plus d’un ! Electronic Arts s’est enfin réveillé et a prouvé qu’il était capable de réaliser quelque chose de grandiose, un jeu qui pourra satisfaire un grand nombre de gamers en mal de sensations fortes et d’expériences mémorables. Dead Space prend le joueur par les tripes en ne lui laissant pas le temps de souffler, il accapare son attention sans interruption en alternant avec une efficacité irréprochable et dans une ambiance agréablement malsaine, les phases de stress parfaitement orchestrées et les phases d’actions bien musclées.
Si vous êtes amateur du genre, laissez-vous bercer par les cris stridents des créatures écorchées vives qui hantent le vaisseau à la recherche de chair fraîche à éventrer, mais n’oubliez pas que dans l’espace personne ne vous entend crier…

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Points positifs:

  • Une ambiance énorme
  • Phases en gravité zéro
  • Des décors qui fourmillent de détails
  • Peu de temps mort
Points négatifs:

  • Le personnage un peu raide
  • Quelques ombres bien vilaines
  • L’aliasing
  • Fait devenir un brin parano

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Développeur : EA Redwood Shores Studio

Éditeur : Electronic Arts

Genre : Survival Horror/ Action

Joueurs : 1

Jeu en ligne : NON

Sortie prévue : Dispo

Également disponible sur :Xbox 360

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Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.

Un commentaire

  • filgood13 26 octobre 2008 à 19:40

    Je viens juste de le recevoir et joué 45min et JADORE!!!!
    Ont est tout le temps en train de regardé derriere soit si il y a pas quelques chose qui nous attaque, la bande son est tres bonne, bref tres tres bon jeu pour le moment…

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