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La vie est faite de priorités… Il y a ceux qui passent leur temps à attendre, et ceux qui participent à l’histoire… Pour les fans de Gears, qui ont transformés ce titre en jeu culte, l’attente est terminée, Gears 2 est là… Il ne reste plus qu’une question, en suspens… (Pour les autres vous pouvez toujours relire mon test de Gears 1)
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Masterchief Fenix est dans la place…
Epic réussi le pari insensé d’améliorer notre expérience de jeu (déjà fabuleuse) dans Gears of War d’une manière particulièrement réussie avec Gears of War 2 et ce dans quasiment chaque compartiment du titre… La campagne solo est plus longue, et beaucoup plus fun et satisfaisante à jouer, que ce soit du point de vue de l’histoire que du gameplay. Le multi a lui aussi été grandement amélioré (en partant comme point de départ celui du premier opus ce n’était pas très dur). Le multi de Gears 2 est – enfin – complet, et réalisé de main de maitre.
Cela amène une autre question. Une de ces questions qui hante les forums de fans depuis de longs mois… Est-ce que Gears of War 2 élève la franchise suffisamment pour être le titre phare de la génération pour la console de MS ? Représente-t-il la plateforme comme Halo représentait la Xbox première du nom ? Même si la réponse risque d’en embêter certains, si on me demandait si Marcus fenix est le nouveau Masterchief je devrais dire oui.
Maintenant interrogeons nous. Pourquoi Gears Of War 2 est si bon ? En quoi est-il meilleur que le premier ? Pourquoi obtient-t’il le droit d’être LE FPS de la Xbox 360 ? On va commencer avec ce qui peu paraître le moins important, mais qui va vous couper le souffle, et ce dés le lancement du titre. Les graphismes.
Le full HD, l’Unreal Engine 3 et Epic dans la même barque…
N’importe qui peut constater combien le jeu est beau. Les détails des personnages et des environnements on énormément gagnés en finesse. Les petits détails comme le bout des flingues qui chauffent (et qui du coup émettent une petite lueur), ou encore le sable qui s’échappe des sacs par les trous des balles montrent combien les artistes et les designers de chez Epic veulent vous en mettre plein la vue. Mais même la direction artistique a pris du galon. Le monde de Sera vous sera montré sous toute les coutures. Dans Gears of War 2 vous apprendrez plein de chose sur les Locustes, en grande partie parce que vous descendrez bien plus bas que jamais sous la surface. L’Architecture peut vraiment en dire long sur les gens (Si on peut dire « les gens » en parlant de Locustes) et vous allez apprendre beaucoup plus de chose sur leur culture. Du point du vue du joueur, c’est un vrai plaisir d’en savoir plus sur le background du monde, mais en plus c’est plutôt bien amené !
C’est assez bluffant de ce dire que tout ceci est réussi avec le même moteur que le précédent. Mais on ne peut par contre pas dire que cela a été fait avec la même technologie. Epic Games n’est pas juste développeur de jeu, mais aussi développeur de moteur graphique. Il n’y a aucune autre maison d’édition qui met en œuvre autant de ressource pour créer des outils et utiliser ces outils pour faire des jeux de folies. La technologie évolue, et le moteur Unreal Engine 3 a évolué depuis le premier Gears.
Il y a malgré tout quelques glitchs. Lorsque j’avais eu l’occasion, il y a quelques semaines d’essayer le titre, j’avais note quelques ralentissements lors du début d’un niveau multi au niveau du chargement des textures (pas de baisse de framerate). A ce moment la je m’étais dis que cela devait venir du fait qu’il s’agissait d’une version non finale du titre, mais a priori l’effet se produit toujours. Même si lorsque l’on voit la masse d’information disponible a l’écran, et la masse de détails affichés (que ce soit au niveau des effets visuels que des détails de texture), c’est presque compréhensible… Malgré tout rien ne vient polluer l’expérience de jeu par la suite, donc il n’y a rien d’alarmant.
Epic remporte donc la palme du plus beau jeu sur console (toute console confondue) OK ! Mais en plus ce n’est pas juste une démo technologique, le contenu artistique est vraiment fabuleux, le level design et l’ambiance qui s’en dégage rende le titre unique. Si vous regardez la première vidéo de présentation et le résultat a l’écran chez vous (que ce soit en Full HD, ou en résolution standard) vous constaterez que le titre a progressé énormément, ce qui m’a personnellement impressionné.
La vie et l’œuvre de Marcus Fenix, destructeur de Locustes Tome 2
Mais ce qui importe le plus pour énormément de personnes (et c’est tant mieux) c’est le décor et le scenario qui y est placé. Comme c’est le second jeu de la série, Epic à l’avantage d’avoir déjà introduit le monde de Sera, les Gears, et les Locustes. Nous savons que les Locustes viennent du sous sols, et qu’ils ne cesseront le combat qu’après l’anéantissement de la race humaine, mais jusqu’à maintenant nous ne savions pas vraiment pourquoi. Je ne dis pas qu’après avoir fini le jeu vous saurez tout des Locustes, et pourquoi ils font ce qu’ils font. Mais vous en saurez beaucoup plus, et votre appétit sera émoussé grandement dans l’attente de la suite (Attention le titre ce suffit a lui-même, a la fin vous aurez, comme dans le premier, accompli quelque chose). J’espère ne pas avoir spolié quoi que ce soit.
Scénaristiquement parlant Gears Of War 2 fait exactement ce que la meilleure des suites est capable de faire : elle approfondi votre intérêt pour les personnages, fait avancer l’histoire, vous emmène dans des endroits dans lesquels vous n’auriez jamais pensé aller, ajoute suffisamment de surprise et de révélations pour que vous soyez, à la fin, à genou pour prier afin d’avoir la suite… Gears of War 2 a eu le même effet sur moi qu’a eu le deuxième épisode de Star Wars (l’empire contre attaque), c’est vous dire !
Comme je le soulignais plus haut, l’intérêt pour les personnages est vraiment plus important dans Gears 2 que dans le premier opus, avec une petite exception… Après tout cela, je n’ai pas vraiment l’impression de mieux connaître le héros, mais après tout, est ce que je connais mieux le Masterchief ? Ou encore Gordon Freeman (dont d’ailleurs on ne connait pas la voix non plus) ? En fait non… Parce que vous êtes Gordon Freeman, et de la même manière vous êtes Marcus Fenix…
Les autres personnages ont également leur part dans le jeu. Dom recherchant sa femme disparue prend une bonne place dans l’histoire, mais je ne vais pas en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir. Le dénouement de cette partie du scénario m’a laissé un gout amer dans la bouche, vous me direz ce que vous en avez pensé. Gears of War comprend sa part d’ombre…
Les personnages annexes sont justes fantastiques. La première fois que vous revoyez Cole, c’est comme si vous retrouviez un vieil ami. Et ses lignes de textes restent parmi les plus drôles et les plus folles que j’ai entendu dans un jeu vidéo. Il y a évidemment tout une série de nouveaux personnages, comme Dizzy, qui est très drôle pendant la campagne solo, mais qui fait également un modèle de perso sympa pour le Multi.
Mais les véritables stars du titre, ce sont les Locustes. Contrairement au premier Opus, qui nous fournissait malgré tout une bonne liste de soldat Locustes avec différentes capacités et looks, Gears of War 2 lui nous fournis une vraie ménagerie de bêtes avec qui combattre, avec un ou plusieurs talents spécifique, un look unique, et une manière de les tuer également spécifique. Il ne s’agit plus (seulement) d’une horde de monstre sanguinaire a la peau pare balle. Il y a maintenant énormément d’unité spécialisée, comme les Tickers (explosifs), les prêtres Thorian, qui soignent leur petits collègues, et tout un tas de différentes versions de Boomers (Boooommm !). Combattre ces Locustes de la manière dont il faut les combattre ajoute une vraie dimension tactique au gameplay.
The good, the bad and the Locust
Parlons-en du Gameplay. La plupart des esprits chagrins vous diront que le gameplay est le même que celui de Gears Of War, courir de couverture en couverture, shooter, et au pire tronçonner au corps à corps. Quelque part c’est vrai, mais, franchement, vous vouliez vraiment que cela change ? Les petits ajouts, et la variété de Locustes ont malgré tout transformé l’expérience, et en plus sont vraiment cool et sympa a placer.
Les boucliers humains par exemple sont grandioses, et vous permettront de passer des lignes de feu monstrueuses et de rentrer dans les pièces très défendues avec beaucoup plus de chance d’y survivre. La possibilité d’accrocher des grenades aux murs et de les transformer en pièges mortels va vraiment vous changer la vie, surtout sur certain niveau et évidemment en multi. Les nouvelles armes lourdes, comme le Mortier ne sont pas seulement massivement puissante, mais également jouissive a utiliser. Toutes ces additions semblent assez petites vu de loin, mais au fur et à mesure que vous progresserez dans l’histoire vous réaliserez combien non seulement vous devez les utiliser, mais aussi combien vous voulez les utiliser !
Avec Gears of War 2, on a non seulement l’impression de revenir vers une histoire qui nous manquait, mais aussi de commencer un nouveau jeu… Les plus gamers d’entre vous n’auront aucun soucis a attaquer le jeu directement, sans passer par la case entrainement (hormis pour avoir le succès qui va avec), et les nouveaux venus pourront gentiment apprendre les principes de base via les séances d’entrainement mais aussi avec le petit niveau de début de jeu. Le truc bien vu, c’est que la partie entrainement ne concerne pas Marcus Fenix, mais un petit bleu qui va vous suivre partout par la suite, on vous fait donc passer pour ce que vous êtes, à savoir un vieux briscard de Gears !
Une sorte de Roller coaster, mais avec des monstres en plus…
Plus vous avancerez dans l’histoire, et plus vous en aurez pour votre argent. Le jeu vous emmènera dans des endroits fabuleux, mais aussi dans des endroits ou vous n’auriez certainement jamais pensé aller. Je ne vais pas ruiner votre expérience de jeu, mais il y a vraiment des surprises et des niveaux vraiment hallucinants. Et même si la totalité du titre est très réussie, il y a quelques niveaux légèrement en retrait.
Pas de spoil pour le coup, tout le monde en a parlé précédemment, il y a quelques niveaux « sur rail » (a savoir des niveaux ou vous vous contentez de manipuler un viseur sans vrai contrôle sur votre route). La plupart des niveaux de ce genre lorsqu’ils apparaissent dans d’autres FPS sont généralement ennuyeux, et parfois même franchement ratés. Rien de tout ça ici, le premier de ces niveaux est également le premier du jeu (la vidéo qui tourne sur le net depuis un moment) à savoir votre balade sur la plateforme de Dizzy, vous avez la une certaine liberté de mouvement, et l’expérience est fun. Plus loin dans le jeu il en existe d’autre qui sont un peu moins fun.
Parmi celle-ci je retiendrais la poursuite en Reavers. Encore une fois pas de spoil, cela fait un moment que cela traine sur la toile. Basiquement vous être sur le dos d’un Reaver, contrôlé par Cole, et vous devez utiliser les armes montées sur le reaver pour éliminer un boss qui lui est monté sur une sorte de Brumack volant… C’est du très classique, vous avez assez peu de contrôle sur votre bestiole (vous pouvez éviter les missiles) et vous devez shooter a de bon moment les différents points sensibles du monstre. Cinématiquement c’est très fun, à jouer un peu moins (a mon humble avis évidemment). Ce n’est pas le même niveau d’adrénaline que le reste du titre, et je me serais passé volontiers de cette séquence.
Cette partie est vers la fin du titre, mais il y en a d’autre dans le jeu. Rien qui n’affecte la qualité du titre globalement, mais cela reste un peu moins fun. On lutte jusqu’à la fin pour la survie de l’espèce, et la difficulté est élevée, Epic semble s’en être rendu compte, et le dernier niveau est plus simple et vous massacrez littéralement énormément d’ennemis.
A la fin de la campagne Solo, vous devriez ressentir un fort sentiment de satisfaction, ce qui est rare dans les jeux. Vous devriez également ressentir un besoin, l’attente du troisième opus, le chapitre final de cette trilogie. Il y a beaucoup de questions sans réponses, que j’ai hâte de connaître. D’ailleurs petit conseil, quand vous serez à la fin, regarder la totalité du générique…
A plusieurs, ça tache un peu du coup…
Et ben voila, c’est tout… Ah bah non, il reste le multi… La partie multi, malgré son succès considérable, n’était pas vraiment le point fort du premier Gears. Epic avait donc beaucoup de chose a prouver avec Gears 2. Ils n’ont pas a prouver qu’ils savent faire des jeux multi-joueurs, ce sont tout de même les personnes qui nous ont apporté Unreal Tournament, donc ils s’y connaissent pour les rencontres multi entre humains. Mais UT a également de très bons Bots. Et maintenant Gears of War 2 aussi.
Même si les bots ne sont disponibles qu’en mode Entrainement (Training Grounds), tout les modes multi-joueurs sont jouables ici. Le mode Training Grounds permet a ceux qui ont peur de joueur en ligne de s’amuser, et puis cela permet également d’éviter de croiser des ados prépubère de 12 ans qui osent vous traiter de Noobs, vous qui êtes un vieux de la vieille !
En plus des nouveaux modes multi-joueurs, et du mode coop (et sa myriade de succès), il y a un mode qui efface tous les autres… Il s’agit du mode Horde. De manière assez simple, il s’agit d’un mode coopératif se déroulant en round ou une équipe de cinq joueurs doit survivre à l’attaque de vague de Locustes (de plus en plus résistante et de plus en plus difficiles) sur n’importe laquelle des cartes multi. C’est beaucoup plus fun que les modes coop habituels car vous devrez vraiment communiquer afin de préparer au mieux votre défense. Préparer la défense de vos arrières, préparer le terrain pour défendre certains passages est vraiment fun, surtout si vous avez une bonne équipe de joueurs avec vous. Et lorsque vous aurez, avec difficulté passé les 50 niveaux, vous aurez vraiment l’impression d’avoir accompli quelque chose.
Le multi est donc une réussite, que ce soit en coop ou en compétition, tout ce qui manquait dans le premier (qui était bien trop lent et trop semblable au mode solo) a été corrigé. Gears 2 est une expérience solo et multi complète, donc a vous de jouer !
CONCLUSION Je pourrais continuer de parler de Gears 2 pendant des heures, comme par exemple de petits détails bien sympa, comme le journal de guerre, qui vous permet de suivre ou vous en êtes sur les succès au fur et à mesure, les succès qui sont bien sympa également, ou encore le petit pack cadeau qui vient avec le jeu qui vous permet de télécharger les maps du premier Gears, mais vous devrez découvrir cela par vous-même !
Vous avez une 360 ? Gears of War 2 est un achat obligatoire… si vous n’avez pas encore de 360, et que vous hésitez, aller en boutique l’essayer, et je pense que vous repartirez avec un pack… Malgré les quelques petits glitchs, le scenario, l’action, le gameplay sont largement au dessus de ce que tout le monde attendait. Gears of War 2 est proche de la perfection de ce que peux apporter un jeu…
Maintenant, l’attente commence pour le 3.
Points positifs:
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Points négatifs:
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Développeur : Epic Games |
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