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Killzone 2 va tout bientôt déferler dans le monde du jeu vidéo et ce jeu aura marqué les esprits depuis le fameux trailer de 2005. Cela aura permis deux choses: mettre la pression à Guerrilla, le studio derrière la licence et faire parler du jeu de manière ininterrompue depuis cette date. Alors, après avoir testé la beta, j’ai pu vérifier si le jeu méritait toute cette attention et si la PS3 tient là LE jeu qu’elle attendait. |
Destination Helgan
Killzone 2 est le troisième opus de la série après Killzone sur PS2 et Killzone: Liberation sur PSP. L’histoire est des plus simples: l’armée Helghast a décidé dans le premier opus d’envahir Vecta. L’ISA, l’Agence Stratégique Interplanétaire, sorte d’ONU galactique, avait débarqué pour remettre tout à plat. Les Helghasts étaient repartis vaincus mais pas les mains vides: ils avaient emporté avec eux des ogives nucléaires (oui, même en 2357, on n’a pas fait mieux…). Les leaders de l’ISA ont depuis décidé de profiter de la faiblesse apparente des Helghasts pour aller pacifier tout ce beau monde une bonne fois pour toutes.
Le scénario est plutôt faible mais le jeu n’est pas là pour ravir les aficionados du genre mais plus pour vous en mettre plein les yeux et les oreilles et vous rendre les mains un peu plus moites. D’ailleurs, pour pour enfoncer un peu plus le clou, les personnages importants ne sont pas légion et vous aurez vite fait de reconnaître qui est qui. Chez les méchants, on a Visari, le leader tyrannique et son colonel des armées, Radec. Ches les gentils, vous incarnez Sev, un sergent et vous aurez autour de vous Rico, Garza, Natko avec qui vous formez l’équipe Alpha. Cette équipe a été entraînée par le colonel Templar, héros des précédents épisodes qui a pris du galon. Le reste des troupes sera composée de soldats lambda, des deux côtés avec une particularité claire pour les Helghasts et la variété des soldats: fantassin, scout, grenadier pour n’en citer que quelqu’uns. J’y reviendrai.


Intense!
Si on peut reprocher un certain manque de profondeur au scénario ou aux personnages, on ne peut pas en dire autant du jeu lui-même. Chez Guerrilla, on fait des jeux et tout ce temps dédié à développer le titre n’aura pas été vain. En effet, Killzone 2 arrive à mettre en place son propre style et impose son rythme effréné, ses passages complètement dingues et des stratégies simples mais efficaces. Les différentes scènes d’action sont superbement détaillées et on aimerait pouvoir se balader tranquillement pour admirer le travail effectué. En ce qui concerne la bande sonore, enregistrée en 7.1, c’est une autre réussite. J’espère que vous aurez la possibilité de brancher votre PS3 sur un système au minimum en 5.1, parce que cela en vaut vraiment la peine!
Vous avez pu le voir sur la vidéo d’introduction du titre, Helgan n’est pas une planète accueillante. Et vous le verrez de suite: les yeux rouge, le sang qui gicle (beaucoup), les voix des ennemis qui feront trembler votre subwoofer et les armes faites pour infliger des grosses blessures. Ah oui, pour ceux qui pensent qu’il est facile de repérer les ennemis, je vous informe du contraire. Et je ne suis pas daltonien.
Killzone 2 n’est pas un de ces jeux où vous pouvez courir impunément au milieu des scènes de combat et ne pas se faire tirer dessus une seule fois. Non, dans Killzone 2, vous devrez faire attention et ne pas vous exposer trop longtemps, sous peine de mourir vraiment rapidement, surtout si vous commencez le jeu en mode Elite. Trois modes de jeu seront disponibles au lancement de la campagne solo et un quatrième sera débloquable. Alors vous allez vous mettre à couvert et attendre que les Helghasts rechargent ou se déplacent pour les cueillir. Mais l’IA du jeu est rusée et les Helghasts auront à coeur de vous déloger: ils utiliseront des grenades ou se déplaceront pour vous déborder sur les flancs. Des tactiques toutes simples et qui ont démontré leur effacité.

Je pourrais vous parler du rendu graphique, du moteur qui anime les personnages mais j’ai peur que mes mots ne soient pas suffisants. Je vais le dire quand même mais je vous invite à vous faire une idée par vous-même: les effets de lumière sont incroyables, l’animation des personnages est criante de vérité, les explosions ressemblent à des explosions. Bref, il y a beaucoup à dire à ce niveau: c’est juste grandiose. Alors oui, cela reste du 720p. C’est un peu tard pour exiger autre chose mais le rendu est tellement impresionnant qu’on pardonne cette infamie.
Vous pourrez emporter avec vous un pistolet dont les munitions sont infinies et une arme principale. Chaque faction a un fusil standard et vous pourrez au gré de vos pérégrinations récupérer des lance-missiles, des lance-flammes, des mitrailleuses lourdes, des fusils de sniper, un lance-grenades, un fusil à pompe, un fusil à électricité pour faire frire les Helghasts ou encore un rail-gun pour clouer les ennemis aux murs.
Toutes ces armes sont peu précises, accusent un fort recul et vous pousseront à privilégier le combat rapproché et le corps à corps. D’ailleurs, le jeu vous poussera à être juste: avoir un chargeur de balles plein est la moindre des choses puisque recharger prend du temps. Vous aurez la possibilité de passer rapidement au pistolet mais les 6 balles sont vite utilisées. Alors vous pourrez dégainer votre couteau de combat en pressant à droite sur le D-pad. Vous mettre d’ailleurs automatiquement des coups de lame, comme si ce mouvement pourrait vous sauver la vie. Et ce sera souvent le cas. Comptez avec tout cet arsenal des grenades, des véhicules à piloter ou des tourelles à manipuler.

Et les défauts alors?
Suivant la difficulté choisie et votre dextérité, le jeu prendra au maximum une dizaine d’heures à finir, comptez plus si vous comptez rafler tous les trophées. On regrettera un mode coopératif absent au générique. Mais Guerrilla indique qu’ils réfléchissent à sa mise en place par le biais d’une mise à jour future, à suivre donc. On notera cependant l’intégration des capacités gyroscopiques au jeu: il vous faudra manipuler des vannes et mimer de tourner vous-même le volant. Lors des passages de snipe, il sera bon de ne pas faire bouger la manette sous peine de voir le viseur partir dans le décor et manquer très problablement votre cible.
Un des autres points du jeu qui mérite de s’y attarder est de se mettre à couvert. Votre joueur pourra se plaquer à pratiquement tout pour éviter les rafales ennemies. Vous pourrez à partir de là vous pencher pour répondre aux attaques , visualiser la situation ou préparer une grenade. Cela se fait instictivement et naturellement et fonctionne relativement bien. J’en parle ici mais ce n’est pas vraiment un défaut: l’inertie de votre personnage. Certes, c’est un jeu vidéo mais cela n’empêche pas les gens de Guerrilla d’avoir fait dans le réalisme. Et dans la vraie vie, un soldat avec X kilos de matériel ne se déplace pas comme Hussain Bolt. Alors changez les réglages de votre manette si vous aimez plus de réactivité.
Killzone 2 n’est malheureusement pas épargné par les défauts (comme tous les autres jeux). Le jeu ne souffre d’aucun ralentissement mais il y aura des chargements réguliers. Ils se traduisent par un blocage de l’écran d’une seconde et un léger sentiment de frustration. Ca n’arrive jamais à un moment délicat et cela permet de ne pas voir le lancement du jeu interrompu par une installation sur le disque dur de la PS3. Je ne cacherai pas que cela irrite vite.
Si Visari fait une entrée remarquée dans le jeu, vous aurez vite fait de vous rendre compte que les commentaires de Rico (particulièrement) et d’autres personnages sont loin d’être géniaux. Bon, c’est la guerre soldat et on n’a pas le temps de faire dans la dentelle. Et cela va bien avec le scénario un peu léger. Mais tout de même, on aurait pu éviter certains passages un peu faibles.

1 à 32
Killzone 2 ne permet pas de mode coopératif mais dispose d’un mode multijoueur vraiment attachant. Les serveurs ne sont pas encore activés mais j’ai eu la chance de faire partie de la Beta l’année dernière et si je ne connais pas les derniers changements, je pense avoir vu une version quasiment terminée. Je mettrai à jour ce qu’il y a à modifier quand les serveurs seront live.
Différents modes sont disponibles: tuer le plus d’ennemis, capturer et tenir des points clés, protéger un lieu, détruire un lieu, trouver un objet et l’apporter à un endroit spécifique, assassiner un ennemi, protéger un soldat d’une assassination. Ces modes permettent une bonne diversité dans le multijoueur.
Outre la diversité des modes de jeu, vous aurez aussi de la diversité dans le choix de votre personnage: 7 types de soldat sont disponibles et vous les débloquerez au fur et à mesure, selon votre capacité à faire certaines choses. Par exemple, lorsque vous aurez réanimé 5 soldats, vous gagnez un badge. Au bout de 8 badges similaires, vous gagnerez une abilité spécifique. Il y a des badges pour des actions de jeu (10 headshots dans une partie) ou des actions liés au mode (assassiner le joueur désigné). Accumulez les badges et vous pourrez ensuite les assigner à certains types de joueurs: un saboteur avec la capacité de soigner ou un tacticien qui peut déployer des tourelles. Vous aurez la possibilité de “greffer” deux badges à chaque type de soldat.
Vous gagnerez aussi des points d’expérience au long de vos parties et cela vous fera progresser dans la hiérarchie militaire. Si vous faites partie de la faction qui gagne, vos points d’expérience bénéficieront d’un facteur 1.5. C’est toujours ça de pris et cela accélère la progression. Les meilleurs joueurs seront récompensés par des épaulettes de couleurs différentes et des trophées seront aussi assignés au mode multijoueur.
Parmi les possibilités échues aux gradés, vous pourrez créer votre propre escouade et recruter des joueurs ou des amis. L’oreillette est un plus certain dans ces occasions pour informer vos camarades. Certaines cartes sont issues de la campagne solo et modifiées pour les besoins du multijoueur. Guerrilla a d’ores et déjà annoncé que de nouvelles cartes seront disponibles au téléchargement pour augmenter encore l’expérience de jeu. En effet, seules huit cartes sont intégrées au jeu à sa sortie. Si vous voulez vous entraîner, un mode offline existe où vous pourrez vous mesurer à 15 bots. C’est seulement la moitié du maximum autorisé par le jeu mais si vous réglez la bonne difficulté, vous allez apprendre beaucoup de choses!
En conclusion Forcément, Killzone 2 est une réussite. Un jeu qui prend quatre ans pour le développement ne peut pas être mauvais (on verra GT…). Guerrilla a mis le paquet pour permettre une immersion fantastique: le moteur graphique fait des merveilles, les animations sont criantes de réalité et on a une progression en crescendo dans l’aventure de Sev. Le titre dispose d’une campagne solo au rythme effréné, d’un mode multijoueur travaillé en profondeur et d’une ambiance unique. Oui, on attendait beaucoup de ce jeu et on avait raison, ce n’est pas un pétard mouillé!

Points positifs
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Points négatifs
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Développeur: Guerrilla Distributeur: Sony Computer Entertainment Genre: FPS Joueurs: 1 - 32 Jeu en ligne: Oui Disponible: 25 février 2009 Aussi sur : - Site officiel |
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Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.




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