[Xbox 360] Red Dead Redemption

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Le célèbre studio Rockstar mondialement connu par sa saga Grand Theft Auto a décidé de vous faire respirer l’air du Far West. Ce voyage dans le temps et dans l’espace, loin des tumultes de New York City ou des banlieues chaudes de la côte ouest n’est pas pour autant une première. En effet, Red Dead Redemption est la suite d’un jeu assez méconnu, Red Dead Revolver sorti sur PS2 et Xbox en 2004.

Après nous avoir présenté le jeu à plusieurs reprises (lire la preview), il est enfin temps pour le titre de Rockstar de passer au grill. Et ainsi savoir si Red Dead Redemption est destiné à une mort certaine.

GTA au Far West

Red Dead Redemption va vous compter les aventures de John Marston, un ancien membre d’un gang qui a été débauché par les forces fédérales américaines pour éliminer ses anciens compagnons de gang qui l’avaient lâchement abandonné. Vengeance et bonne action, voici le programme d’un homme qui cherche à racheter ses mauvaises actions et ainsi laver son nom du sang qui tache ses mains. Pour mener sa mission à bien, le voici déposé dans une contrée gigantesque qui ressemble fortement au Nouveau-Mexique actuel. C’est-à-dire une végétation aride, des gros rochés, des falaises, des canyons et surtout du désert à perte de vue. Mais si la chaleur vous semble trop présente, vous pourrez tout de même découvrir une charmante région marécageuse et une forêt montagneuse pour prendre un bol d’air frai. Il faut reconnaître que le travail des équipes de Rockstar est tout simplement irréprochable sur ce point, on si croirait vraiment, d’autant plus que la distance d’affichage se fait à perte de vue. Heureusement pour vous, pour évoluer dans ce monde ouvert vous allez pouvoir user de la diligence ou siffler votre fidèle monture. Cheval bien que parfois récalcitrant ou profondément débile (vive les bugs), devra autant que possible être protégé de la mort. Car en cas de décès, vous pourrez dire adieux au pur-sang capturé dans les pleines au lasso puis dressé après un petit rodéo mouvementé. Et dire bonjour au cheval de base beaucoup moins classe et performant, mais tout aussi brillamment modélisé.

Pour le reste, les habitués de la saga des GTA seront en terrain ultraconnu ; une minicarte dans le coin de l’écran, des marqueurs de missions principales et de missions annexes à activer quand bon vous semble. Sans oublier la possibilité d’utiliser à tout moment un GPS ; un outil incontournable à l’époque ou le Colt faisait fureur. La progression bien que légèrement libre reste très linéaire, mais cela est loin d’être un défaut tellement l’histoire riche en rebondissements est savamment menée jusqu’à la fin.

 

L’oeil de la mort

Du côté de la progression, préparez-vous par contre à ramer, ou plutôt galopez. Qu’il s’agisse de l’emplacement des différentes misions où des trajets à effectuer pendant les missions, vous allez davantage passer de temps à cheval plutôt qu’à en découdre avec vos adversaires. Vous profiterez peut-être de vos longs trajets pour partir à la chasse aux criminels recherchés à ramener mort ou vif, en prenant part à des missions libres qui apparaissent aléatoirement sur vote chemin ou bien remplir votre liste de défis. Qu’il s’agisse de chasse au trésor, de chasse animalière ou de cueillette, vous allez ainsi découvrir un peu plus l’écosystème de ce jeu qui aurait largement mérité d’être davantage plus important dans le jeu. Car même si la chasse et la cueillette à clairement vocation à remplacer le traditionnel trafic de stupéfiants pour se remplir les poches, vos besoins financiers auront vite fait de vous désintéresser de ces activités dignes d’un vrai Davy Crockett (pour chien). À moins bien sûr que vous soyez totalement fauché suite à une malheureuse partie de poker, poker menteur, lancé de faire à cheval, jeu de couteau, bras de fer ou de Blackjack.

Du côté du gameplay, vous aurez affaire à un classique jeu de tir à la 3e personne héritée de GTA IV, avec un système de changement d’arme assez rapide et précis. Et pour vous faciliter les phases de combat vous pourrez compter sur une jauge de « sang froid » qui vous permettra d’activer un super ralenti afin de cibler et abattre de multiples ennemis en une fraction de seconde. Là où cela commence réellement à coincer, c’est d’une part au niveau de la gestion de la caméra qui s’avère très chaotique dès qu’il s’agit d’évoluer à l’intérieur de bâtiments ou des endroits confinés. D’autre part, le système de couverture copié maladroitement sur celui de Gears Of War s’avère lui aussi très capricieux voir totalement suicidaire (vive les bugs ).

Enfin, je passe volontairement sous silence le système d’honneur et de réputation très peu intéressante au final. Le premier reflétant au final votre niveau de progression dans l’histoire et le second la manière dont vous vous comportez dans le jeu et qu’y influe que légèrement le comportement des autres personnages. Tout au plus, vous pourrez toujours vous amuser à commettre des délits pour voir votre tête mise à prix par les forces de l’ordre et ainsi tenté de survivre le plus longtemps possible aux shérifs, fédéraux et autres chasseurs de primes.

 

Un mode multijoueur accessoire

À côté du long mode solo, Red Dead Redemption propose une mode multijoueur répartie en divers modes de jeu. D’un côté un mode libre où jusqu’à 16 joueurs peuvent évoluer dans l’univers du jeu seuls ou à plusieurs en formant un gang. C’est honnêtement un joyeux bordel ou certains s’amuse à tuer sans raison les autres joueurs alors que d’autres s’allient pour attaquer les repères de gang géré par l’IA. Il s’agit alors d’attaquer les mêmes repères de gang qu’en solo. Autant vous dire alors que cela est très vite bouclé et que la seule motivation des joueurs jouant à ce mode est de booster très rapidement leur niveau d’expérience. Ce dernier permettant alors d’avoir de meilleures armes et une meilleure monture, ainsi que plein de petits bonus inutiles donc indispensables.

De l’autre côté vous pourrez participer à des parties de captures de sac d’or (l’équivalent du capture de drapeau) et de combat à mort seul ou en équipe (DM ou TDM pour les connaisseurs) sur des zones limitées. Mais tout cela met davantage en lumière les défauts du gameplay qui deviennent rapidement un vrai boulet au point de vous détourné définitivement du mode multijoueur.

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CONCLUSION

Au final, Red Dead Redemption est un très bon GTA au Far West qui propose une expérience riche, prenante et variée à condition de ne pas s’énerver contre les longues phases à cheval, une caméra capricieuse et un gameplay largement perfectible. Par contre, inutile d’espérer rallonger la très longue durée de vie solo avec un mode multijoueur qui a pour seul mérite de mettre en exergue les défauts de maniabilité du jeu.

    Points positifs:

  • L’histoire prenante
  • Réalisation graphique
  • Environnement riche et varié
  • Durée de vie
    Points négatifs:

  • On galope beaucoup
  • Système de couverture
  • Gestion de la caméra
  • Mode multijoueur


  • Développeur : Rockstar San Diego
  • Éditeur : Rockstar Games
  • Genre : action aventure
  • Joueurs : 1 à 16 en ligne
  • Jeu en ligne : oui
  • Date de sortie : 21 mai 2010
  • Également disponible sur : PS3

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Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.



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